Ctenodactylus vali


Le goundi du Sahara, Ctenodactylus vali, se trouve dans les massifs rocheux du Sahara septentrional. Son aire de répartition est divisée en deux, l’une située aux confins du Maroc et de l’Algérie, l’autre en Libye. C’est une espèce essentiellement solitaire. Mâle et femelle se retrouvent au début de l’hiver, et le mâle devient erratique dès la première mise bas (février-mars). Les jeunes et leur mère ne partagent pas toujours le même abri nocturne. Les jeunes de première portée désertent le domaine vital maternel avant la deuxième mise bas et dès le mois de juin, tous les animaux sont erratiques. Cette aptitude à l’erratisme lui confère un grand pouvoir de colonisation. Le goundi du Sahara est en compétition avec le goundi de l’Atlas et elles sont parapatriques en Algérie et au Maroc. La limite entre les deux espèces fluctue selon les conditions climatiques. Le goundi de l’Atlas n’est pas capable de résister au milieu désertique et l’expansion du goundi du Sahara est bloqué par la structuration de l’espace par le goundi de l’Atlas.


Thomas’s gundi, Ctenodactylus vali, is found in desert and semi-desert rocky areas of northern Sahara. Distributed in two discrete and widely separated areas: Algeria and Morocco at the west, and Libya at the east. It is a solitary species. Male and female joined in the beginning of winter, but the male deserts the breeding home range at the first of the first litter and becomes a wanderer. The mother scarcely spend the night with her young. Young of the first litter desert their mother’s home range before the birth of the second litter. At the end of spring, all animals have deserted the reproductive home range and become wanderers. This ability to disperse gives to Thomas’s gundis a great potential for colonization of vacant sites. This species is in competition with the Atlas gundi and the two species are parapatric in Algeria and Morocco. The limit between the two species fluctuates according to climatic conditions. The expansion of the Atlas gundi is limited by its ecological competences while Thomas’s gundis is stopped by the structuring of the habitat by the Atlas gundi.